sábado, 28 de noviembre de 2009

No más insultos de Venezuela y de nuestros vecinos

No entiendo la pasividad interna que genera los insultos proferidos por parte del coronel ex-golpista Hugo Chavez contra el gobierno del Presidente Uribe, contra los colombianos y contra Colombia. Uno puede estar o no estar de acuerdo con el gobierno colombiano sobre muchos temas, pero nuestras instituciones y nuestro país merecen respeto. La pasividad y la falta de unidad en la defensa de nuestro país es espeluznante.

Chavez ha roto los caminos de la decencia. Su país se encuentra en una grave situación interna por desabastecimiento de alimentos, ausencia de electricidad y aumento de la delincuencia. La manera de ensuciarle el rostro a Colombia no tiene presentación alguna. La falta de solidaridad continental antes las amenazas de guerra por parte de Venezuela no tiene explicación.

Unos dirán que las razones son las bases militares,- que en parte existían en Ecuador-, otros que existe un problema interno de Colombia, otros que existe una intención del presidente en quedarse en el poder a través de un referendo. Pueden discutirse los tres puntos, pero justificar las bajezas y tropelías del coronel y de los malsalveros e ignorantes de Correa, Ortega y Morales no tiene presentación.

La falta de unidad colombiana es parte de su historia. Nos duele ser solidarios, nos alegra ver que ofenden al otro. El problema es que nuestra alegría de hoy se puede convertir en nuestras lágrimas de mañana.

lunes, 23 de noviembre de 2009

Le déclin de l'Occident, par Thérèse Delpech dans le Journal "Le Monde"

Le thème du déclin de l'Occident est utilisé de plus en plus fréquemment par ceux qui cultivent à son égard ressentiment, désir de revanche, ou franche hostilité : c'est le cas de la Russie, dont tous les Occidentaux cultivés intègrent pourtant le génie artistique dans le patrimoine occidental ; de la Chine, qui attend son moment historique avec une impatience qu'elle a du mal à dissimuler ; ou du régime de Téhéran, dépositaire autoproclamé d'une mission d'expansion de l'islam dans le monde.

Quels que soient les arguments utilisés par ces pays, ils méritent qu'on leur fasse au moins une concession : ils disposent pour étayer leur thèse de solides appuis, et notamment de la répugnance croissante du monde occidental, Etats-Unis compris, à continuer d'être des sujets de l'histoire.

En revanche, ces adversaires ignorent une chose aussi importante que ce qu'ils comprennent : le déclin est un des plus grands thèmes de la culture occidentale, depuis le récit d'Hésiode Les Travaux et les Jours à l'orée de la civilisation grecque, jusqu'à l'ouvrage, médiocre celui-ci mais beaucoup plus connu, d'Oswald Spengler au début du XXe siècle Le Déclin de l'Occident.

Le fil du déclin court dans notre histoire comme un refrain lancinant, qui n'est nullement lié à l'horreur du changement, dont le monde occidental a au contraire considérablement accéléré le rythme, mais à une véritable obsession, qui est celle de la chute. Ce n'est pas simplement un héritage judéo-chrétien : avant la chute des mauvais anges du christianisme, il y avait déjà, dans la mythologie grecque, celle des Titans. Dans les deux cas, les héritiers de ces histoires conservent la mémoire d'une irrémédiable perte.

Les versions philosophiques ou littéraires de ce thème sont innombrables : Le Timée de Platon comprend le récit d'un temps circulaire où il n'est mis fin à la dégénérescence progressive de la création qu'avec l'intervention divine. Avant Platon, Socrate avait dénoncé un des signes du déclin de la pensée avec la montée des sophistes - Thrasymaque ou Calliclès - qui s'intéressaient beaucoup plus à la puissance qu'à la vérité. Au début du XVIIe siècle, John Milton donne de la lutte des anges une version si terrible dans Le Paradis perdu que Bernard Brodie choisira d'en retenir le récit pour introduire un de ses livres sur la bombe atomique.

A peu près au même moment, Miguel de Cervantès consacre son oeuvre la plus importante à la nostalgie du monde de la chevalerie : la triste figure de Don Quichotte exprime la tristesse d'un homme qui ne peut pas vivre dans un monde où l'héroïsme et les aventures n'ont plus de place que dans l'imagination. Quand l'illusion est devenue impossible à soutenir, il meurt de mélancolie sous le regard désespéré de son fidèle Sancho, prêt à reprendre seul les folles entreprises de son maître.

Douze ans avant Le Déclin de l'Occident (1918-1922) de Spengler, Andrei Biely donne une version beaucoup plus puissante de l'incendie qui commence à saisir le monde d'hier au début du XXe siècle : "Les événements commencent ici leur ébullition. Toute la Russie est en feu. Ce feu se répand partout. Les angoisses de l'âme et la tristesse des individus ont fusionné avec le deuil national pour produire une horreur écarlate singulière."

En somme, comme le disait Jacques Bainville, "tout a toujours très mal marché". Les avenirs radieux, les lendemains qui chantent, ne sont que des épiphénomènes dans la culture occidentale, qui finissent d'ailleurs le plus souvent de façon catastrophique, ce dont témoigne amplement le XXe siècle. Comme quoi le pessimisme peut avoir du bon. C'est un avertissement que peu de grands esprits ont négligé.

Même les auteurs dont on cite à tort et à travers les propos enthousiastes sur l'histoire en ont souvent conservé précieusement une solide dose. Emmanuel Kant, par exemple, dont on vante volontiers le projet de paix perpétuelle, sans doute parce qu'il n'a jamais été aussi utopique et perdu dans le brouillard, affirmait qu'avec le bois tordu de l'humanité on ne saurait rien façonner de droit.

C'est une conclusion que les Européens ne sont jamais tout à fait parvenus à faire partager aux Américains, dont l'Eden semble manquer d'un acteur essentiel : le serpent. Cette absence est, si l'on peut se permettre cette expression, particulièrement frappante dans l'administration Obama, qui ouvre les bras à tous vents, sans craindre les tempêtes ou même les mauvais courants d'air à l'abord de l'hiver. Le président américain devrait relire Herman Melville, qui, pour avoir de solides racines écossaises, n'en est pas moins un des plus grands écrivains que l'Amérique ait produit.

Certes, il y a dans le thème du déclin un risque évident : le découragement face à toute entreprise humaine, voire, ce qui est pire, une forme de complaisance dans la chute, qui est, précisément, l'attitude du personnage de Jean-Baptiste Clamence dans l'oeuvre de Camus qui porte ce nom. Tout le monde est coupable dans un monde où la chute est la règle et la rédemption un leurre. Il n'y a plus ni valeurs, ni hiérarchie, ni jugement possibles. La différence entre le meurtrier et sa victime est une affaire de perspective, comme l'est celle qui sépare le "bon" du "mauvais" gouvernement dont une célèbre fresque de Sienne a représenté les caractéristiques. On peut se vautrer dans le déclin - public et privé - comme d'autres dans la fange et y trouver un certain confort : les choses sont ainsi, pourquoi s'en faire ?

Mais la force du thème est celle du retour sur soi et de la réflexivité, qui permet de mesurer les erreurs, les fautes, et de porter un jugement sur l'engourdissement éthique où le monde est plongé. Les peuples qui refusent de se pencher sur leur passé n'atteindront jamais la maturité historique. A bon entendeur, salut !

Il y a là une vraie supériorité des pays occidentaux, qui ont passé des décennies à tenter de comprendre l'abîme dans lequel ils ont plongé, sur la Chine et la Russie, qui auraient pourtant matière à réflexion. Les Européens ont, encore aujourd'hui, conscience de se trouver "au milieu des débris d'une grande tempête", comme l'écrivait Balzac des rescapés de la Révolution française. Il suffit pour en témoigner de suivre la production cinématographique allemande.

La réflexion et le souvenir seuls peuvent donner la force de reconnaître dans la violence et la désorientation de l'époque le prélude potentiel de nouvelles catastrophes. Ils constituent même le premier pas pour tenter de les éviter. Si les massacres passés sont des sujets tabous, comment condamner ceux du présent ? Si les liens de Pékin avec le régime de Pol Pot sont censurés au moment du procès des Khmers rouges, si le nombre des victimes de la révolution culturelle ne fait l'objet d'aucun travail sérieux en Chine, si les archives du goulag ou de la guerre en Tchétchénie doivent être protégées des autorités russes, que penser de l'attitude de ces pays à l'égard de massacres à venir ?

Certes, le retour sur soi, pour être nécessaire, n'est pas suffisant. Le monde occidental doit encore affronter d'épineux problèmes : la disparition progressive des grandes questions qui ont agité l'esprit au profit des "puzzles" ou des "minuties" dénoncées par Karl Popper dès 1945 traduit un rétrécissement de la vie intellectuelle au moment précis où la possibilité d'éclairer de nouveaux horizons a considérablement augmenté avec les moyens de communication contemporains ; la revanche du sacré, avec un retour fracassant de la religion sous des formes violentes et destructrices, renvoie au vide spirituel de nos sociétés : elle ne rencontre d'ailleurs aucune autre réponse que celle des armes. Le travail est à peine engagé sur ces sujets en Occident. Mais le don du souvenir est pour les peuples comme pour les individus le début de la cure psychique. D'où l'intérêt du thème du déclin.

Pour conclure donc, ce thème n'a pas pour fonction d'entretenir une culture crépusculaire ou d'annoncer sans trop de réflexion l'avènement de l'Asie sur la scène mondiale. De quoi parle-t-on au juste en évoquant un ensemble géographique aussi disparate ? Et qui peut dire ce que cet avènement nous réserverait ? L'avenir nous paraîtrait moins profondément déstructuré si nous tirions les conséquences d'une vérité toute simple : le seul moyen de participer à la réalisation d'un monde plus stable est d'en avoir une idée.

Ceux qui disposent des meilleurs outils pour la produire sont aussi ceux qui ont la conscience la plus aiguë du caractère tragique de l'histoire. Les grandes catastrophes du XXe siècle font partie de notre héritage. Nous sommes des êtres du déclin et du gouffre qui ont soif de renaissance et de salut. Beaucoup de peuples pourraient se reconnaître dans ce miroir.


Politologue et philosophe, chercheur associé au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) et membre du conseil de direction de l'Institut international d'études stratégiques (IISS), elle a notamment écrit chez Grasset "L'Ensauvagement" (2005), "Le Grand Perturbateur : réflexions sur la question iranienne" (2007), et publiera en 2010 "Variations sur l'irrationnel".

domingo, 22 de noviembre de 2009

Crecimiento económico francés en el último trimestre: Se anticipa reactivación en la Zona Euro

El Insee- Instituto de Estadística Francés- planteó que la economía francesa creció 0,3% del PIB en el último trimestre de 2009, muy por encima de las estimaciones que había presentado la Ministra de Economía, Christine Lagarde y el Ministro de Presupuesto, Eric Voeu. Esta noticia plantea para Bruselas buenas noticias por cuanto se comienza a pensar en el crecimiento europeo y en el cumplimiento anticipado del límite del déficit fiscal del 3% para los países de la zona Euro para el 2013 y no para el 2014 como estaba estimado.

El actual déficit fiscal de Francia es de 8,2% del PIB, alto comparado al 6% del déficit fiscal de Alemania- la máquina de producción de la región-. Este reequilibrio de la economía europea tiene que contar con la voluntad de cada país para ajustarse. De lo contrario, los países con menor déficit fiscal, financiarán a los que no se disciplinan. Esa circunstancia podría llevar a que quien mejor se comporte económicamente, en un momento dado, apele a la soberanía monetaria. La Unión Europea está atada por un acuerdo político débil y por una moneda que ante un sacudon, puede deshacerse.

Herman Van Rompuy, Presidente del Consejo Europeo y Catherine Ashton como Alta Representate de Asuntos Exteriores: Nueva cara de la UE

La elección del belga Herman Van Rompuy como Presidente del Consejo Europeo y de la inglesa Catherine Ashton como Alta Representate de Asuntos Exteriores en el seno de la Unión plantea de nuevo una seria discusión en torno al futuro de la Unión Europea. La elección de estos dignatarios responde a los criterios explicitados en el Tratado simplificado de Lisboa que debe entrar en vigor el 1 de Diciembre de este año.

La discusión gira en torno a dos puntos. El primero, la poca notoriedad de las personas elegidas y a su rol en la dirección de una política común de 27 países. La política europea genera muy pocos consensos en temas fundamentales entre sus miembros. Esta elección demuestra que más allá de la elección de figuras políticas indiscutidas, se escogen políticos de bajo perfil, lo que permite que los líderes nacionales sigan dirigiendo los debates al interior de sus países. No es fácil imaginarse que países como Alemania, Inglaterra o Francia puedan someter sus políticas nacionales- educación, cultura, inmigración, etc, a una autoridad que las dirija.

El segundo punto de discusión, es la complejidad directiva de la Unión. La elección de estos dos dignatarios, se suma el rol del Presidente del país que lidere el Consejo Europeo en su periodo rotativo semestral, el rol de José Manuel Barroso como Presidente de la Comisión Europea, verdadero órgano ejecutivo de la Unión y de un Parlamento al que se le incrementaron los poderes a través del Tratado de Lisboa. Esta compleja red de competencias se materializa con el escueto comunicado del gobierno americano en el cual felicita a los elegidos y se dice presto a trabajar con ellos, y con el Presidente de la Comión, Barroso. En sintesis, dispuesto a trabajar con tres cabezas y no con una sola. El acerto del ex-secretario de Estado, Henry Kissinger de "no saber el teléfono de la Unión", se complejiza porque de ahora en adelante hay tres.

En fin, una elección que deja varios puntos por resolver y que demuestra que más allá de decir que Europa debe ampliarse o de defenderse a capa y espada, es necesario fortalecerla, trabajarla sin caer en las posturas expansivistas llimitadas. La historia demuestra que esas expansiones territoriales, sean políticas o militares tienden a fracasar.


Pd. En el caso de Francia, Sarcozy ganó con la elección de Van Rompuy y Ashton por cuanto negoció, a pesar de la resistencia de los ingleses, el futuro nombramiento dentro del gabinete de Barroso de Michel Barnier, diputado europeo, ex- canciller de los primeros ministros Juppe y Villepin y ex-ministro de Medio Ambiente de Balladur y de Agricultura de Sarcozy como Vicepresidente de la Comisión Europea encargada del mercado interior y de los servicios financieros. En pocas palabras, Francia le mete las narices a la City en Londres.

Columna de Tomás Eloy Martínez en el Diario "El Espectador":El Regreso de Elías Canetti"

POCOS AUTORES DEJAN UNA IMpresión de genio tan inmediata como Elías Canetti, nacido en Bulgaria. Apenas el lector se aventura en las primeras páginas de sus libros, se siente iluminado por una sabiduría más antigua que el tiempo.

Fue en su ensayo sobre la supervivencia y el poder donde por primera vez leí una reflexión clara (y extrañamente original) sobre la sensación de superioridad y de alivio que sienten los que están de pie ante alguien que ha muerto. Escrito así parece una simpleza, pero cuando Canetti lo enuncia, se advierte qué poca atención ponemos los seres humanos en el significado profundo de gestos y movimientos que se repiten todos los días.

Fue también Canetti quien explicó mejor que nadie por qué, para sentirse “el centro de todo”, el escritor checo Franz Kafka se refugiaba en la pequeñez, en el silencio, en la liviandad. Cuando estudia los diarios y la correspondencia de Kafka, Canetti lo revela como un escritor nuevo, recién descubierto. Lo sorprendente es que lo consigue empleando muy pocas palabras.

Hacía más de 20 años que sus libros faltaban en las librerías de la América hispana hasta que a fines de agosto reaparecieron en ediciones lujosas y caras, inaccesibles en estas épocas de crisis.

Su primer editor en español fue el empeñoso Mario Muchnik de Buenos Aires, quien publicó seis o siete de sus obras mayores. Muchnik tuvo la audacia de salir al paso de Canetti en el Grand Hotel de Estocolmo la misma tarde de 1981 en la que iba a recibir el Premio Nobel que le concedieron con toda justicia. Lo tomó del brazo y se quedó un rato conversando con él. Canetti no concedía entrevistas pero no podía negarse al diálogo con uno de sus editores. Muchnik publicó los detalles de esa conversación en su autobiografía de 1999.

Los candidatos al Nobel de 1981 eran Canetti, el argentino Jorge Luis Borges y el colombiano Gabriel García Márquez, quien lo recibiría al año siguiente. García Márquez ha sido siempre muy discreto y ha evitado pronunciarse sobre el hecho de que Borges fuera un postergado perpetuo. Ha citado, sí, que algunos académicos de Estocolmo valoraban mucho más sus poemas que sus ficciones.

Según Muchnik, algo parecido dijo Canetti aquella víspera de gloria: “Yo no le daría el premio a Borges. Y no por razones políticas, que no son pocas, incluso la medalla que recibió de manos de ese tal Pinochet. No se lo concedería porque su literatura es trivial, bien escrita pero superficial como el ajedrez”.

Canetti era un genio y, como ha escrito Susan Sontag, “era también parcial e injusto con los pueblos sin historia”. Por eso entendía tan mal a Borges quien, como provenía de un pueblo sin historia, sentía la necesidad de crearle una.

Todo lo que a Canetti le pasó en su larga vida parece desmesurado. Oriundo de Rustschuk, un pueblo búlgaro del bajo Danubio, vivió mudándose desde los cinco años. En 1911 lo llevaron a Manchester; en 1913, tras la muerte del padre, a Viena; entre 1916 y 1920 anduvo entre Zurich y Lausana; 1921-22 a escuela en Francfort; 1924 a Viena; a finales de los 20 visitó Berlín; luego regresó a Viena, se detuvo en París, y por fin, en 1938, se asentó definitivamente en Londres, de donde raras veces se movió hasta su muerte en Zurich, en 1994 a los 89 años.

A diferencia de casi todos los hombres, que disponen de una sola lengua para el amor, para los recuerdos y la desdicha, Canetti tuvo por lo menos cuatro lenguas de infancia: el ladino, “mi lengua de la cocina”, como él decía; el búlgaro; el alemán, que sus padres le prohibieron hablar y leer hasta los siete años; el inglés de sus primeras lecturas.

Podría haber escrito en cualquiera de esos idiomas, pero decidió hacerlo en alemán como una afirmación de su ser judío. Canetti seduce con palabras, porque el lector adivina en él, más allá de su humildad auténtica, una rara capacidad para entenderlo todo. Parece estar regresando de las culturas más remotas, de los sentimientos más primarios, de las experiencias más revolucionarias: como si fuera el sobreviviente de un lugar en el que han sucedido ya todas las cosas.

Empezó a escribir su primera novela, Auto de fe, en abril de 1927, cuando aún estudiaba química y vivía en una habitación vienesa cuyas ventanas daban al zoológico y al asilo de locos Steinhof.

La obra de su vida es el monumental ensayo Masa y poder (1960), lectura imprescindible para quienes quieren entender el populismo, la demagogia y el desprecio que los hombres de poder sienten por las masas a las que manipulan.

Cada vez que el autor se acerca a cualquier versión de la masa (el trigo, el bosque, el fuego, la lluvia), pone simultáneamente en movimiento las disciplinas más dispares; de la antropología salta con naturalidad a la historia de las religiones, de allí a la poesía y a la anatomía patológica, alcanzando en cada caso el milagro (¿cómo llamarlo de otro modo?) de transfigurar esa inmensidad en una criatura viva, pequeña, verificable, con la cual el lector puede identificarse fácilmente.

La historia, abrazada por el lenguaje de Canetti, acaba siendo como la última plegaria de una tribu de sobrevivientes, la letanía de un loco que se cree invulnerable. Y que quizás es invulnerable.

Pese a la imponencia de Masa y poder, cuyas 500 páginas nunca citan a Marx e incluyen sólo una mínima referencia a Freud (una nota casual a pie de página), el texto más revelador sobre Canetti es, sin duda La lengua salvada (1977), primer volumen de su autobiografía, que deja en el lector la sensación de que el lenguaje ha sido agotado, vaciado de sus mejores sustancias y que ya no es posible decir nada con esas mismas palabras.

Son inolvidables la fascinación que el narrador siente por las mejillas coloradas de una aldeana, el terrible grito de la madre en el jardín cuando el padre muere, la mansa aceptación del sexo como un tabú y el descubrimiento, en Zurich, de que el prejuicio antijudío ya no se apartará de su vida.

Cuando recibió la noticia del Premio Nobel estaba en la casa de sus suegros bávaros, almorzando. A su esposa Hera se le resbaló el cucharón con el que servía la sopa y salpicó el mantel. Canetti masticaba un trozo de pan y, por el asombro, dejó caer el bocado al plato.

Al advertir que la vida familiar no volvería ya nunca a ser la misma, sintió que el Nobel lo empobrecía, lo esclavizaba. Los dioses lo habían señalado con su dedo de luz, y ser un elegido lo atormentaba.

Enfrentó la adversidad de la gloria recluyéndose en su casa de Londres, de la que no salió hasta que viajó a Zurich para morir.

* Novelista y periodista argentino, es director del programa de Estudios Latinoamericanos en la Universidad de Rutgers.

© 2009 Tomás Eloy Martínez

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viernes, 20 de noviembre de 2009

Calentamiento Global y Copenhague en Bibliotèque Medicis

De nuevo otro gran debate en "Biblioteque Medicis" sobre el calentamiento global. dirigido por Jean-Pierre Elkabach En esta ocasión se invitó a Claude ALLÈGRE, ex- ministro de Educación nacional, Vincent COURTILLOT, Profesor de geofísica, Jean JOUZEL, Climatólogo, director de investigación del Instituto Simon Laplace, Jean-Pierre FLEURY, Productor y realizador, Fabrice LARDREAU, Escritor.

En la emisión, un gupo de los invitados rechazó la presunta paranoia con respecto al calentamiento global, mientras que otra parte de los invitados defendieron la cruzada "verde". Lo único claro es que Copenhague no será un lugar de diálogo, sino de rechazo y confrontación. No hay consenso y el sistema de cuotas, no se avizora como el adecuado para resolver el problema.

Los dejo con la emisión:

miércoles, 4 de noviembre de 2009

Se fue Claude Lévi- Strauss

El etnólogo y antropólogo Lévi- Strauss murió el sabado pasado. El año pasado en Francia se festejaron sus 100 años con reediciones de sus obras, en especial, "Tristes tropiques" que es accesible a un público no especializado. El padre del estructuralismo influenció con su trabajo teórico- un multiplicidad de artículos y libros- y su trabajo práctico- expediciones a Brasil-, a varios intelectuales procedentes no solamente de la etnología, sino de la antropología, geografía- como Jean Malorie-, historia, filosofía etc.

Profesor del Collège de France de 1959-1982, miembro de la Académia Francesa, e invitado de varias Universidades, como la de Sao Paulo donde regentó una cátedra de 1935-39. Su tesis: "Les Structures élémentaires de la parenté", publicada en 1949 explicó las relaciones humanas desde un punto de vista que los antropólogos no lo habían avizorado. En fin con Lévi- Strauss se va un gran intelectual francés. Los dejo con dos de sus entrevistas:

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Rosa - Ricardo Herz, Alessandro Penezzi e Danilo Brito

Los dejo con esta bella interpretación de Rosa- Ricardo Hertz, Alessandro Penezzi y Danilo Brito, que tomé del facebook de mi amiga Viviana,

martes, 3 de noviembre de 2009

John Phelan y su reino milenario de los franciscanos en el nuevo mundo

El reino milenario de los franciscanos en el nuevo mundo de John Phelan plantea la interpretación de la producción franciscana en el siglo XVI. Este seguimiento de Phelan es realizado a partir del texto “Historia Eclesiástica” del Fray Jerónimo de Mendieta.

Es importante resaltar que así como se ha estudiado la conquista bajo la lupa de autores disímiles explicados en este blog, en este ocasión el autor nos pone en evidencia el debate al interior de las comunidades religiosas en el sentido de observar de que forma podían se explicaba la conquista y cómo se ensamblaban los indígenas en el nuevo mundo.

En el texto Phelan rememora la discusión entre Bartolomé de las Casas y Juan Gines de Sepúlveda, al igual que la tercería de Francisco de Vitoria y del jesuita José de Acosta sobre la naturaleza de los indígenas y su ubicación en el mundo tras la conquista. En ese marco de discusión se aborda lo señalado por Mendieta de la orden de los franciscanos.

En principio el franciscano plantea tres concepciones de la historia. La primera, la de las historia de las indias como una escatología. La segunda que va del periodo de 1524 a 1564, la edad de oro de la iglesia indiana bajo la égida del Rey Carlos V, y, la última, en el periodo de 1564 a 1596 que es la terrible decadencia del destino de la iglesia[1].

En cuanto a la primera etapa, Phelan hace una interpretación de lo subrayado por Mendieta en cuanto al mesianismo de la conquista que plantea en su texto.

Para él la llegada de los españoles tiene que ver con la llegada de una especie de Moisés a las indias, en este caso puntual, la referencia la dirige hacia la figura de Hernán Cortes, conquistador de México. Del mismo modo existe en sus palabras un mesianismo imperial con el que se debe buscar la unidad espiritual de la humanidad.

Para Mendieta, los indios son menores de edad y la iniciación de su evangelización es definitiva, casi apocalíptica. Phelan señaló sobre este aspecto: “La imagen del Apocalipsis fascinó a muchos conquistadores espirituales del nuevo mundo. Cuando Fray Francisco de los Ángeles, ministro general de la orden franciscana, despidió a los doce frailes que iban a convertir a los aztecas, se refirió a su misión como el principio de la última predica del evangelio, en vísperas del fin del mundo”[2].

Para Mendieta, los indios devienen de los judíos. Bernardino de Sahagún se opuso a esta posición señalando: “(…) las indias eran sólo un escalón importante en el peregrinaje global de la iglesia”.

Para Mendieta, existió una relación entre Lutero y Cortés. Para el franciscano, Lutero simbolizaba en Europa la destrucción del cristianismo debido a la formulación del protestantismo, mientras que Cortés era el mesías del nuevo mundo. Para Mendieta, Cortes era un ser mítico, quien era respaldado por el Rey Carlos V, que a la sazón era quien más apoyaba a la comunidad.

Phelan plantea que si se mira en perspectiva la visión de De las Casas sobre Colón se pone de presente a un ser humano que conquistó y murió en desgracia. Esa desgracia se debe al maltrato que le infligió a los indígenas. Para Mendieta no hay más visión de Cortés, que su mito. Su vida fue soslayada en sus análisis. Para el Fray, la conquista: “Si fue justa o injusta, lícita o ilícita, no trato de ello, sino de la similitud en razón de las gracias que se deben, así en lo uno como en lo otro”[3].

En cuanto a la segunda etapa -1524- 1564-, la edad de oro de la iglesia indiana debe señalarse que en esta se expandió el conocimiento de la iglesia católica, básicamente por el apoyo que se recibió por parte del Rey a las comunidades mendicantes. Este proceso de evangelización se realizó sobre indios que eran vistos como menores de edad.

En la tercera etapa- de la decadencia-, Mendieta plantea que esto se debió a que los indios fueron mal tratados por los españoles por la puesta en marcha de las reducciones y las encomiendas. Esto se agudizó por las enfermedades que se llevaron a un grupo importante v de la población indígena. Estas razones llevaron a Mendieta a renegar del Rey Felipe II.



[1] Phelan, John, El reino milenario de los franciscanos en el nuevo mundo, Universidad Nacional Autónoma de Méjico, Méjico, Pág. 118, 1972.

[2] Phelan, John, El reino milenario de los franciscanos en el nuevo mundo, Universidad Nacional Autónoma de Méjico, Méjico, Págs. 41-42, 1972.

[3] Phelan, John, El reino milenario de los franciscanos en el nuevo mundo, Universidad Nacional Autónoma de Méjico, Méjico, Pág. 60, 1972.

domingo, 1 de noviembre de 2009

Columna de Hector Abad Faciolince en "El Espectador": Dos nonagenarios

HAY DÍAS EN QUE EL MUNDO NOS PArece hechizado y yo estoy por creer que en el Parnaso (ese monte del cielo donde habitan los poetas muertos) hay un grupo de vates que me conceden lo que yo les pido.

Nunca rezo, pero siempre recito, y hace quince días, en este mismo diario, lancé a las alturas un humilde ruego: “No que en el recodo de todo camino la vida me depare el bravo amor, sino algo más sencillo: un nuevo poeta”. Pues bien, como les digo, los poetas del cielo atienden mis súplicas y esta semana lo pude comprobar.

Una universidad de Santiago, la Diego Portales, me invitó a una cosa que se llama la “Cátedra Bolaño”, un programa de conferencias mensuales en honor al autor de Los detectives salvajes, esa rara novela sobre poetas locos. Yo acepté por un solo motivo, por el apellido de la persona que me invitaba, Cecilia García-Huidobro, pariente de otro grande poeta chileno, Vicente. El viaje, en todo caso, me parecía absurdo: un avión nocturno con dos escalas en Ecuador y otra en Perú; llegada a las 6 de la mañana sin dormir, dos conferencias y regreso al otro día. Le pedí a Huidobro que al menos me diera un día más para ir a conocer el mar de Chile, tan poco pacífico, y la casa de Neruda en Isla Negra. Ella, generosamente, accedió.

Los milagros empezaron desde por la mañana. Al salir veo en un sillón a un viejo que reconozco por las fotos. Es el gran poeta Gonzalo Rojas, de 92 años. Me le acerco y le digo con qué emoción lo he leído. Él me dice: “Estoy esperando a alguien, pero no recuerdo a quién. ¿Es a usted?”. No, le digo, no es a mí. Me despido pensando en la memoria y salgo hacia Isla Negra con Huidobro, pero a las pocas cuadras caigo en cuenta: “Me hubiera gustado una foto con Rojas, y que me dedicara un libro”. Ella propone que volvamos al hotel. Corro a una librería y compro un libro de Rojas, pero al volver al lobby ya no veo al poeta. Le pregunto al conserje y éste me señala a alguien: es Rodrigo, neuropsiquiatra, hijo del poeta.

Le explico que quiero una dedicatoria de su padre y me pregunta el nombre. Al oírlo se asombra: “Cuando yo tuve que salir al exilio, después del golpe de Pinochet, un médico con el mismo nombre suyo me consiguió trabajo en la Universidad de Antioquia. Trabajé un año en Medellín. Después me fui a Alemania y vivo allá desde entonces”. Me toca el turno del asombro; yo ni siquiera sabía que el poeta Rojas tuviera un hijo. La coincidencia me parece casi mística y entonces se me viene a la cabeza un verso suyo: “Tanto usar la razón para perderla”. Tomo fotos, me dedica el libro y salgo con Huidobro hacia Isla Negra.

El viaje es precioso. Quedan atrás Los Andes nevados y atravesamos por dentro la cordillera del mar. A ambos lados de la carretera una explosión de flores amarillas: los dedales del cielo. De la casa kitsch de Neruda me quedan tres recuerdos: primero el mar y las piedras negras. Luego, su mascarón de proa predilecto, María Celeste. Decía Neruda que en invierno lloraba, y no es mentira. Un día un físico se lo explicó: “Tiene ojos de vidrio. Al prender la chimenea la humedad se condensa ahí, y gotea”. Neruda repuso: “Yo no soy científico sino poeta y ella llora por no ver el mar”. Lo otro que recuerdo es el comentario de García Márquez en el libro de los visitantes ilustres: “Confieso que he venido”.

Huidobro propone que llamemos al otro gran poeta de Chile, 95 años, Nicanor Parra, que vive en el pueblo de al lado, Cruces. Nos recibe. Veo la casa que le quemaron durante la dictadura, a un costado de la casa donde ahora vive. Se ve muy joven, ágil de cuerpo y mente y me revela “la secreta ecuación de la poesía occidental”. Pasamos cuatro horas conversando con él, pero tenemos que volver a Santiago, a mi segunda charla. Después de la conferencia me ocurre, otra vez, algo extraño que contaré en el blog que empiezo esta semana en El Espectador. Pondré también la secreta ecuación, y fotos de este día mágico de poetas noventones. Como no hay más espacio, termino con un verso de Parra: “Por aquel tiempo yo rehuía las escenas demasiado misteriosas”. Al menos con los poetas yo ya no las rehúyo. Es imposible.

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El futuro de la lectura y del libro

La numerización de textos en la red genera un gran debate mundial, particularmente en Francia. Google que ha numerizado más de 10,000,000 de libros y que espera hacer un gran esfuerzo por numerizar millones de libros en los últimos años ha puesto el debate sobre la mesa. En Estados Unidos, Amazon también participa en la numerización con éxito.

Esta discusión es importante es sociedades en las cuales el artefacto "libro" es vital. En sociedades en las cuales esto no genere debates nacionales- por ejemplo el caso colombiano- se llegará como siempre tarde a entender el fenómeno de la numerización, lo que generará nuevas condiciones de subordinación global. En Francia donde existen más de 3500 librerías- tantas como en Estados Unidos-, donde el negocio de los libros produce 3,500 millones de euros anuales y donde el mundo del libro genera 80,000 empleos, el debate es de grandes proporciones.

En este país, Google acaba de firmar un contrato con la biblioteca de Lyon para numerizar todos sus libros. En igual sentido varias bibliotecas de Europa siguen el mismo camino. Esta estrategia es interesante por la globalización del conocimiento, lo que puede darle herramientas a portales como "Europeana".

A pesar de lo interesante de este debate, surgen varias preguntas:

¿ Cómo se respetaran los derechos de autor? ¿ Cómo se podrán adquirir las fechas numéricas de ciertos libros, cuando en muchos casos, no se pueden copiar o imprimir? ¿ Cuándo Google comienze la comercialización de los textos, prestarán el servicio de impresión del mismo? ¿ La situación monopólica de Google, no producirá que los costos de los libros, terminen siendo inaccesibles? ¿ Cómo preservar ese conocimiento, cuando está demostrado que cada 4 o 5 años surge un nuevo dispositivo para preservar la información, piénsese en el cassete, el disquette, el CD, el DVD, el i-pot, etc?

Por mi parte, creo que los libros técnicos en papel se transformarán en libro electrónico con el paso de los años, mientras que los otros libros seguirán por cierto tiempo gozando del privilegio de la venta en papel. Esto no significa que el libro desaparezca, ésto más bien quiere decir que tendremos libros en papel por demanda solicitada a empresas como Google o otras. Esta forma de numerización debe hacerse, sin dejar que los libros que están en las bibliotecas se desvanezcan por cuanto es la prueba del conocimiento que se numeriza en la red.

Para continuar este debate, Bibliotèque Medicis dirigido por Jean- Pierre Elkabach, invitó a Philippe Colombet, responsable de Google libros en Francia, Emmanuel Hoog, Président de l'INA, Jean-Claude Carriere, Escritor y cineaste que está presentando un libro con Umberto Eco llamado “N’espérez pas vous débarrasser des livres”- No espere, deshacerse de sus libros”, Hervé Gaymard, Député UMP que viene de publicar un libro “Pour le livre : Rapport sur l'économie du livre et son avenir, Gallimard, 2009, y Patrick Bazin, Director de la Bibliothèque municipale de Lyon para un debate sobre el tema. Los dejo con la emisión: