lunes, 31 de enero de 2011

Gran testimonio sobre Colombia por Kenji Orito Diaz un trabajador social colombo-japones en Ciudad Bolívar

Un testimonio conmovedor sobre Colombia por parte de Kenji Orito Diaz un colombo-japones que vive y trabaja en Ciudad Bolívar haciendo un trabajo social excepcional. Fue exaltado por la Cámara junior Internacional como uno de los 10 jovenes más destacados del año 2010. Su discurso es verdaderamente excepcional.



Una Visión de Colombia - perspectiva de Japón from Turismo con proposito on Vimeo.

sábado, 29 de enero de 2011

Gran decisión del Consejo de Prud-homme de París en favor del humorista radial francés Stephane Gillon: Triunfo de la libertad de expresión

Stéphane Guillon lors de la première du film de Cécile Telerman "Tout pour plaire", à Paris le 8 mars 2005. 
Uno de los grandes humoristas radiales franceses Stephane Guillon quien fue licenciado el año pasado de la radio pública France Inter por considerarse por el Presidente de la antena- nombrado por Sarcozy- que sus crónicas difamaban a ciertos hombres políticos como Sarcozy, Dominique Strauss Kahn, Eric Besson, Brice Hortefaux o Martine Aubry, fue favorecido por una decisión del Consejo de Prud-hommes de París- instancia laboral en el derecho francés- por haber sido despedido sin razones reales, ni serias. Por esta razón la cadena pública de radio fue condenada a pagar 212 011,55 euros.
 Una decisión importante que refuerza la idea según la cual los hombres públicos deben soportar una crítica más alta que los hombres que no tienen ese tipo de exposición, ni de responsabilidad. Un decisión que pone al abrigo la libertad de expresión en Francia y nos sigue recordando la importancia de entender esta libertad como la piedra angular de la sociedad democrática.


Le Pen, Besson et Zemmour !
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Avertissez-moi, s'il vous plaît !
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Foto tomada del Journal Le Monde en http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2011/01/28/radio-france-condamnee-pour-le-licenciement-de-stephane-guillon_1471734_3236.html

viernes, 28 de enero de 2011

Consejo Constitucional francés no acepta el matrimonio de parejas del mismo sexo: Décision n° 2010-92 QPC du 28 janvier 2011

El Consejo Constitucional francés en decisión proferida el día de ayer,- décision N. 2010-92 del 28 de Enero de 2011 consideró que no debía inmiscuirse en el margen de configuración del legislador al decidir que no era su función pronunciarse sobre el matrimonio de personas del mismo sexo. En su lánguida sentencia,- realizada gracias a una "QPC- question de priorité de constitutionnalité"-, formulada por dos mujeres de Reims que plantearon que dos artículos del Código Civil eran contrarios a la Constitución de 1958 ya que indicaban que el matrimonio era un contrato entre un hombre y una mujer excluyendo otro tipo de parejas, se consideró que la ley ni prohibía, ni permitía ese tipo de uniones y que no era función del Consejo Constitucional sustituir la voluntad del legislador, único competente para pronunciarse sobre ese asunto.

Mal sabor en la boca deja esta decisión del Consejo Constitucional francés que  mantiene un statuo quo que no consulta con la realidad de sus vecinos. En esencia, una decisión que reafirma la prevalencia del Parlamento francés como depositario quasi absoluto de la voluntad popular, elemento en el que se fundamentó la estructura de la República francesa y que pocos vaivenes ha producido en su Historia republicana.

La decisión acá:

sábado, 22 de enero de 2011

La lentitud o la velocidad en el mundo moderno en la emisión "Bibliotèque Medicis"

Como lo saben los visitantes de este blog, la emisión francesa Bibliotèque Medicis es una de mis favoritas y sin lugar a dudas uno de mis alimentos intelectuales semanales. En esta ocasión el debate giró en torno a la velocidad y a la lentitud dentro del mundo moderno. Por ello, fue interesante constatar el lugar de las nuevas tecnologías en nuestra sociedad atado a la reflexión que toma tiempo y que permite decidir de mejor forma. En fin, un debate que me alegró este Sábado y que lo comparto.

En la emisión participaron illes Finchelstein, autor del libro « La dictature de l'urgence », Eric Hazan, consejero empresarial,  Olivier Poivre d'Arvor, director de France Culture y autor de « Bug made in France y Nicolas Tenzer,  autor de « Le monde à l'horizon 2030. El debate como siempre fue dirigido por Jean- Pierre Elkabach.

viernes, 21 de enero de 2011

Slim Amamou blogger detenido por Ben Ali en Tunez, fue nombrado Secretario de Estado para la juventud y el deporte

Slim.jpg 
Una de las grandes noticias de este año para la libertad de expresión y para las nuevas tecnologías fue el nombramiento de Slim Amamou, combativo blogger contra el régimen del antiguo dictador tunesino Ben Ali- fue detenido por el antiguo régimen-, como nuevo Secretario de Estado para el deporte y la juventud. La decisión de nombrar a Amamou, luego del éxito imprevisto de la revolución de los jazmines que le abre el camino de la democracia a Tunez, es una medida interesante por la fuerza que han tomado las nuevas tecnologías como instrumentos que sustentan la existencia de una sociedad democrática. El mensaje es claro: los gobiernos que traten de apoderarse por largos periodos del poder, corren el riesgo que las sociedades  abiertas, como escriibió "Popper" los rechacen a través de los medios existentes.

domingo, 9 de enero de 2011

Edgar Morin dans "Le Monde": Les nuits sont enceintes"

Le philosophe et sociologue Edgar Morin à Paris, le 2 février 2007.
Le philosophe et sociologue Edgar Morin à Paris, le 2 février 2007.AFP/PATRICK KOVARIK

En 2010, la planète a continué sa course folle propulsée par le moteur aux trois visages mondialisation-occidentalisation-développement qu'alimentent science, technique, profit sans contrôle ni régulation.

L'unification techno-économique du globe se poursuit, sous l'égide d'un capitalisme financier effréné, mais elle continue à susciter en réaction des "refermetures" ethniques, nationales, religieuses, qui entraînent dislocations et conflits. Libertés et tolérances régressent, fanatismes et manichéismes progressent. La pauvreté se convertit non seulement en aisance de classe moyenne pour une partie des populations du globe, mais surtout en immenses misères reléguées en énormes bidonvilles.

L'occidentalisation du monde s'est accompagnée du déclin désormais visible de l'Occident. Trois énormes nations ont monté en puissance ; en 2010, la plus ancienne, la plus peuplée, la plus économiquement croissante, la plus exportatrice intimide les Etats d'Occident, d'Orient, du Sud au point de susciter leur crainte d'assister à la remise d'un prix Nobel à un dissident chinois emprisonné.

En 2010 également, pour une première fois, trois pays du Sud se sont concertés à l'encontre de toute influence occidentale : Turquie, Brésil et Iran ont créé ce sans précédent. La course à la croissance inhibée en Occident par la crise économique se poursuit en accéléré en Asie et au Brésil.

La mondialisation, loin de revigorer un humanisme planétaire, favorise au contraire le cosmopolitisme abstrait du business et les retours aux particularismes clos et aux nationalismes abstraits dans le sens où ils s'abstraient du destin collectif de l'humanité.

Le développement n'est pas seulement une formule standard d'occidentalisation qui ignore les singularités, solidarités, savoirs et arts de vivre des civilisations traditionnelles, mais son déchaînement techno-économique provoque une dégradation de la biosphère qui menace en retour l'humanité.

L'Occident en crise s'exporte comme solution, laquelle apporte, à terme, sa propre crise. Malheureusement, la crise du développement, la crise de la mondialisation, la crise de l'occidentalisation sont invisibles aux politiques. Ceux-ci ont mis la politique à la remorque des économistes, et continuent à voir dans la croissance la solution à tous les problèmes sociaux. La plupart des Etats obéissent aux injonctions du Fonds monétaire international (FMI), qui a d'abord partout prôné la rigueur au détriment des populations ; quelques-uns s'essaient aux incertitudes de la relance

Mais partout le pouvoir de décision est celui des marchés, c'est-à-dire de la spéculation, c'est-à-dire du capitalisme financier. Presque partout les banques, dont les spéculations ont contribué à la crise, sont sauvées et conservées. Le marché a pris la forme et la force aveugle du destin auquel on ne peut qu'obéir. La carence de la pensée partout enseignée, qui sépare et compartimente les savoirs sans pouvoir les réunir pour affronter les problèmes globaux et fondamentaux, se fait sentir plus qu'ailleurs en politique. D'où un aveuglement généralisé d'autant plus que l'on croit pouvoir disposer des avantages d'une "société de la connaissance".

Le test décisif de l'état de régression de la planète en 2010 est l'échec de la personne la plus consciente de la complexité planétaire, la plus consciente de tous les périls que court l'humanité : Barack Obama. Sa première et modeste initiative pour amorcer une issue au problème israélo-palestinien, la demande du gel de la colonisation en Cisjordanie, s'est vu rejeter par le gouvernement Nétanyahou. La pression aux Etats-Unis des forces conservatrices, des évangélistes et d'une partie de la communauté juiver paralyse tout moyen de pression sur Israël, ne serait-ce que la suspension de l'aide technique et économique. La dégradation de la situation en Afghanistan l'empêche de trouver une solution pacifique au conflit, alors qu'il est patent qu'il n'y a pas de solution militaire. L'Irak s'est effectivement démocratisé, mais en même temps s'est à demi décomposé et subit l'effet de forces centrifuges. Obama résiste encore aux énormes pressions conjuguées d'Israël et des chefs d'Etat arabes du Moyen-Orient pour intervenir militairement en Iran. Mais la situation est devenue désespérée pour le peuple palestinien.

Tandis qu'Etats-Unis et Russie établissent en 2010 un accord pour la réduction des armes nucléaires, le souhait de dénucléarisation généralisée, unique voie de salut planétaire, perd toute consistance dans l'arrogance nucléaire de la Corée du Nord et l'élaboration probable de l'arme nucléaire en Iran. Si tout continue l'arme nucléaire sera miniaturisée, généralisée et privatisée.

Tout favorise les montées aux extrêmes y compris en Europe. L'Europe n'est pas seulement inachevée, mais ce qui semblait irréversible, comme la monnaie unique, est menacé. L'Europe, dont on pouvait espérer une renaissance de créativité, se montre stérile, passive, poussive, incapable de la moindre initiative pour le conflit israélo-palestinien comme pour le salut de la planète. Pire : des partis xénophobes et racistes qui prônent la désintégration de l'Union européenne sont en activité. Ils demeurent minoritaires, comme le fut pendant dix ans le parti nazi en Allemagne que nul dans le pays le plus cultivé d'Europe, dans le pays à la plus forte social-démocratie et au plus fort Parti communiste, n'avait imaginé qu'il puisse accéder légalement au pouvoir.

La marche vers les désastres va s'accentuer dans la décennie qui vient. A l'aveuglement de l'homo sapiens, dont la rationalité manque de complexité, se joint l'aveuglement de l'homo demens possédé par ses fureurs et ses haines.

La mort de la pieuvre totalitaire a été suivie par le formidable déchaînement de celle du fanatisme religieux et celle du capitalisme financier. Partout, les forces de dislocation et de décomposition progressent. Toutefois, les décompositions sont nécessaires aux nouvelles compositions, et un peu partout celles-ci surgissent à la base des sociétés. Partout, les forces de résistance, de régénération, d'invention, de création se multiplient, mais dispersées, sans liaison, sans organisation, sans centres, sans tête. Par contre, ce qui est administrativement organisé, hiérarchisé, centralisé est sclérosé, aveugle, souvent répressif.

L'année 2010 a fait surgir en Internet de nouvelles possibilités de résistance et de régénération. Certes, on avait vu au cours des années précédentes que le rôle d'Internet devenait de plus en plus puissant et diversifié. On avait vu qu'il devenait une force de documentation et d'information sans égale ; on avait vu qu'il amplifiait son rôle privilégié pour toutes les communications, y compris celles effectuées pour les spéculations du capitalisme financier et les communications cryptées intermafieuses ou interterroristes.

C'est en 2010 que s'est accrue sa force de démocratisation culturelle qui permet le téléchargement gratuit des musiques, romans, poésies, ce qui a conduit des Etats, dont le nôtre, à vouloir supprimer la gratuité du téléchargement, pour protéger, non seulement les droits d'auteur, mais aussi les bénéfices commerciaux des exploitants des droits d'auteur.

C'est également en 2010 que s'est manifestée une grande force de résistance informatrice et démocratisante, comme en Chine, et durant la tragique répression qui a accompagné l'élection truquée du président en Iran. Enfin, la déferlante WikiLeaks, force libertaire ou libertarienne capable de briser les secrets d'Etat de la plus grande puissance mondiale, a déclenché une guerre planétaire d'un type nouveau, guerre entre, d'une part, la liberté informationnelle sans entraves et, d'autre part, non seulement les Etats-Unis, dont les secrets ont été violés, mais un grand nombre d'Etats qui ont pourchassé les sites informants, et enfin les banques qui ont bloqué les comptes de WikiLeaks. Dans cette guerre, WikiLeaks a trouvé des alliés multiples chez certains médias de l'écrit ou de l'écran, et chez d'innombrables internautes du monde entier.

Ce qui est remarquable est que les Etats ne se préoccupent nullement de maîtriser ou au moins contrôler "le marché", c'est-à-dire la spéculation et le capitalisme financier, mais par contre s'efforcent de juguler les forces démocratisantes et libertaires qui font la vertu d'Internet. La course a commencé entre le désespérant probable et l'improbable porteur d'espoir. Ils sont du reste inséparables : "Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve" (Friedrich Hölderlin), et l'espérance se nourrit de ce qui conduit à la désespérance.

Il y eut même, en 1940-1941, le salut à partir du désastre ; des têtes de génie sont apparues dans les désastres des nations. Churchill et de Gaulle en 1940, Staline qui, paranoïaque jusqu'aux désastres de l'Armée rouge et de l'arrivée de troupes allemandes aux portes de Moscou, devint en automne 1941 le chef lucide qui nomma Joukov pour la première contre-offensive qui libéra Moscou. C'est avec l'énergie du désespoir que les peuples de Grande-Bretagne et d'Union soviétique trouvèrent l'énergie de l'espoir. Quelles têtes pourraient surgir dans les désastres planétaires pour le salut de l'humanité ? Obama avait tout pour être une de ces têtes, mais répétons-le : les forces régressives aux Etats-Unis et dans le monde furent trop puissantes et brisèrent sa volonté en 2010.

Mais le probable n'est pas certain et souvent c'est l'inattendu qui advient. Nous pouvons appliquer à l'année 2011 le proverbe turc : "Les nuits sont enceintes et nul ne connaît le jour qui naîtra."

Publiée: 08.01.11 Journal Le Monde

viernes, 7 de enero de 2011

Eloge à l'oubli que nous serons d'Hector Abad Faciolince- Pierre Assouline

Le célebre écrivain et critique français Pierre Assouline a loué "L'oubli que nous serons" de l'ecrivant colombien Hector Abad Faciolince. Je vous laisse avec le billet qu'il a écrit sur son célèbre blog "La république des livres".

"La déchirante lettre à une ombre d'Héctor Abad- Pierre Assouline.

Parfois, il faut savoir écouter les conseils d’un éditeur. Ses suggestions de lecture. Il faut alors se faire violence pour  oublier qu’elles sont probablement intéressées. Surtout lorsqu’elles encouragent à lire l’un de ses livres. En principe, je m’en abstiens. Mais la dernière fois qu’Olivier Nora, le patron de Grasset, m’a glissé un conseil de ce genre à l’oreille, je me suis tout de même laissé faire. J’ai lu le roman d’un parfait inconnu (Laurent Binet) qui allait paraître sous un titre invraisemblable (HHhH) et je ne l’ai vraiment pas regretté car ce fut l’une de mes lectures les plus captivantes et des plus excitantes de l’année. Encore sous l’effet de cet excellent souvenir, j’ai récemment prêté une oreille amicale à Gustavo Guerrero, responsable des littératures « hispano-parlante » chez Gallimard, lorsque dans un aéroport, entre deux avions, il m’a transmis son enthousiasme ému pour « son » dernier livre en date. Béni soit-il ! Son émotion est désormais la mienne car ce roman, dont on a peu entendu parler, est effectivement magnifique.

L’oubli que nous serons (El olvido que seremos, traduit de l’espagnol par Albert Bensoussan, 320 pages, 19,50 euros, Gallimard) du colombien Héctor Abad a tout pour nous dévaster de sa tristesse tant le narrateur est hanté par ses morts. Les fantômes insistants de sa sœur et de son père l’obsèdent : la première a succombé au cancer à 16 ans, le second a été assassiné. Dès lors, le lecteur prévenu peut penser à juste titre qu’il préfèrerait commencer l’année sur un ton un peu moins sinistre. En quoi il aurait tort car il ne faut jamais se fier à la mise à plat d’un roman par la platitude même de son résumé. 

Ce que je viens de faire délibérément. Car si ce livre est habité par une vraie grâce, et je n’emploie pas le mot à la légère, c’est que, comme le souligne Mario Vargas Llosa dans une généreuse préface, il réussit à être « déchirant mais pas terrifiant » : nous sommes dévastés par la dévastation qui emprisonne le narrateur mais pour autant, elle ne nous démoralise pas. Car avant d’en arriver à leurs morts, il nous fait pénétrer dans leurs vies, lui auprès d’eux. Le père surtout. Au fond, Abad nous raconte sa vie jusqu’à ce jour fatidique de 1987, où des tueurs à prétexte politique, membres de groupes paramilitaires soutenus par les services secrets de l’armée, envoyèrent deux types à moto vider un chargeur sur lui, à l’angle de la calle Argentina et de la carrera Girardot à Medellin, alors qu’il se rendait à l’enterrement d’un ami assassiné comme des centaines d’autres en ce temps-là. Mais l’auteur le fait à travers le prisme quasi exclusif d’un apprentissage des choses de la vie auprès de son père, ce héros, le sien.

Tout le roman se déroule alors sous nos yeux avec une chaleur, une affection, une tendresse comme on en lit rarement chez un homme mûr (il est né en 1958 et a publié ce livre dans son pays il y a quatre ans). C’est curieux mais l’on s’étonne toujours de lire sous la plume, ou d’entendre dans la bouche, d’un homme à partir d’un certain âge, le mot « Papa ». 
Il en est que cela amuse, d’autres que cela attendrit, mais rares sont les indifférents. Ce dicton local n’est vraiment pas fait pour lui : « De mère, on n’en a qu’une, mais le père est n’importe quel fils de pute ». Ce père et ce fils unique à sa manière (il était affligé de cinq sœurs) s’aimaient d’amour, à en offusquer les coincés : « Quelques uns de mes parents disaient que mon père allait me rendre pédé à force de gâteries ». Le gâter outrageusement signifiait pour ces braves gens pas si braves s’enfermer à deux dans la bibliothèque de son bureau des après-midi entiers et lire à l’enfant puis à l’adolescent des pages des Proverbes ou de l’Ecclésiaste, des passages de l’encyclopédie Colliers, et passionnément des extraits de son autre bible, l’Histoire de l’art d’Ernst Gombrich, quand il ne lui récitait pas par cœur les Stances sur la mort de son père de Jorge Manrique au cours de leurs promenades à la campagne, en répondant à ses questions et en dissipant ses doutes avec toute la patience requise. Pour se déprendre de son affection, et pour que ne pas l’admiration le paralyse, l’auteur est allé se réfugier à Turin pour étudier et se marier.

Plus on avance dans la lecture, plus on se persuade de lire l’exact contraire de la Lettre au père de Kafka. Seul point commun : aucun des deux pères n’a lu le texte qui lui était destiné, l’un parce que la lettre ne fut jamais posté, l’autre pour des raisons indépendantes de sa volonté. L’oubli que nous serons est une lettre adressée à une ombre. Le père d’Héctor Abad était un médecin dont l’esprit s’avéra si éloigné de toute pratique médicale dès la fin de ses études, à la suite d’un charcutage de vésicule qui tourna définitivement au désavantage du patient, qu’il se consacra très tôt aux problèmes de santé publique, d’hygiène, d’épidémiologie et de médecine préventive. Professeur à la faculté, il tenait que « cajoler ses enfants » était la meilleure éducation qu’on pouvait leur prodiguer. Il les aimait tellement qu’il les aimait trop. Sans mièvrerie ni facilité, mais trop. Entendez que cela ne prépare pas nécessairement à affronter la vie. 

D’ailleurs évoquant son côté alcahueta (permissif), l’auteur reconnaît : « Si je peux lui faire une critique, c’est de m’avoir manifesté et démontré un amour excessif, bien que je ne sache pas qu’il existe d’excès dans l’amour ». Pourtant, il lui en sait gré car son père a appris à l’adulte qu’il devint à être heureux. A ne pas avoir honte d’être à la charge financière des siens alors qu’il étudiait encore à 23 ans. Ce père éclairé et tolérant se disait « chrétien en religion, marxiste en économie, libéral en politique ». Il oubliait son droitdelhommisme, tempérament tout de charité et de bonté qui l’inclina parfois à se laisser instrumentaliser par l’extrême-gauche colombienne, quitte à passer pour un idiot utile. Les paramilitaires l’avaient inscrit sur leur longue liste d’éliminables, d’autant qu’il allait se présenter comme candidat du parti libéral à la mairie de Medellin. Ils disaient vouloir « anéantir leur cerveau », en finir avec l’intelligence, en écho aux imprécations du commandant de la Légion, Millan-Astray, à Salamanque en 1936. 

 Un mot encore sur le trait de caractère principal de ce père tant admiré : il frappait toujours à la porte de la chambre de son fils avant d’entrer. Un détail infime mais qui dit tout. Voilà le type d’homme. Respect. N’allez pas croire que j’aime son livre parce que je lui envie son père : s’il m’a tant touché, c’est aussi parce qu’il me rappelle le mien. Tant de lecteurs auraient voulu avoir su composer un tel tombeau. Le roman est dédié à deux colombiens survivants. Deux vers du poète israélien Yehuda Amichaï figurent en épigraphe : « Et pour l’amour de la mémoire/ je porte sur mon visage le visage de mon père ». J’allais oublier l’explication du titre, si tant est qu’il soit sommé de se justifier : à sa mort, en vidant les poches de son père, le narrateur y a trouvé un bout de papier sur lequel le matin même il avait recopié « Ici et maintenant », un poème de Borges :  
« Nous voilà devenus l’oubli que nous serons./ La poussière élémentaire qui nous ignore,/ qui fut le rouge Adam, qui est maintenant/ tous les hommes, et que nous ne verrons.
  Nous sommes en tombe les deux dates/ du début du terme. La caisse/ l’obscène corruption et le linceul,/ triomphes de la mort et complaintes.
   Je ne suis l’insensé qui s’accroche/ au son magique de son nom./ Je pense avec espoir à cet homme
 Qui ne saura qui je fus ici-bas./ Sous le bleu indifférent du Ciel/ Cette pensée me console »

jueves, 6 de enero de 2011

Sugata Mitra y el autoaprendizaje a través de las TICS

Uno de los temas que he trabajado profesionalmente son las telecomunicaciones sociales. Este campo tan esencial en países en vías de desarrollo, ha hecho avanzar la educación en el mundo entero. En esta ocasión los dejaré con un interesante video sugerido por mi amiga y experta en este tema Diana Celis. En el video se muestra cómo a través de estructuras tecnológicas básicas- tecnocentros- se ha modificado la forma de establecer una educación basada en la curiosidad. Creo que la educación debe fundamentarse en ese pilar que permite un mundo en el que no prime, como hasta ahora lo hemos constatado, la exclusión. 

Los ejemplos dados por Sugata Mitra, experto en tecnologías de información y comunicación aplicados a la educación hace que los obstáculos en su implementación sean superados. Este presunto autoaprendizaje debe guiarse a través de los mismos alumnos, utilizando el mismo sistema lancasteriano, que trajo en 1822 por Bolívar y Santander de Inglaterra y la India, cuando no existía el número de profesores para replicar y expandir el conocimiento necesario para construir ciudadanos. El modelo es el mismo y países que se encontraban en el tercer mundo han reconstruido sus sistemas educativos cerrando las brechas de acceso y, por ende, mejorando el conocimiento. Muy interesante:

El gran novelista francés Patrick Modiano en "La Grand Librairie"

http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/12/Patrick-Modiano.jpg 


Una de las referencias literarias francesas de la segunda mitad del siglo XX es Patrick Modiano. Este autor del cual ya he hecho referencia en este blog fue, a pesar de su reticencia, entrevistado el año pasado por Francois Busnel para la emisión "La gran Librairie". En este link puede encontrarse la emisión:

http://www.france5.fr/la-grande-librairie/index.php?page=...

miércoles, 5 de enero de 2011

Columna de Ernesto Matallana en "El Tiempo": El atraso vial y las implicaciones del actual invierno

A mediados del año 2008, la revista 'Semana', en un artículo titulado 'La hecatombe vial', ya no denunciaba que como consecuencia de la guerrilla los colombianos no podíamos conocer la geografía colombiana; se trataba de otra causa distinta a nuestro conflicto armado: el desastre que generaba la época invernal a las carreteras del país. Para esa época, el invierno ya había dejado 20 muertos, 15 heridos y varios desaparecidos, producto de derrumbes y deslizamientos de tierra y, con respecto al impacto económico, se indicaba que el sector transportador reportaba pérdidas por 60.000 millones de pesos por el bloqueo de 750.000 toneladas.

Pero si el anterior panorama era crítico, el informe denuncia algo todavía más grave, y es la afirmación según la cual teníamos 50 años de retraso vial y que casualmente coinciden con la historia de nuestra segunda violencia armada, derivada del conflicto armado que tenemos con el grupo al margen de la ley más representativo, como son la Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (Farc). Seguramente, el retraso puede derivarse de la historia violenta colombiana, pero creemos que no es la única causa, pues es posible que también se derive de una ineficiente política pública en el sector de infraestructura, en la medida en que, si analizamos la política de las concesiones, casi todas han fracasado por una mala estructuración financiera -sobre todo las de la primera generación, en las carreteables-; claro, sin que se salven las concesiones de la red férrea nacional, tanto del Atlántico como la del Pacífico; y, para completar el panorama, no hay mucha satisfacción con la concesión para la operación del aeropuerto Eldorado, donde el Estado ya tuvo que ceder en el modelo de negocio que inicialmente acordó una remodelación y hoy, supuestamente por necesidades del servicio, se requiere la reconstrucción, lo cual genera un excelente negocio para el concesionario.

Entonces, si para el año 2008 se denunciaba un atraso de 50 años en la infraestructura vial, qué podemos decir hoy, cuando, de acuerdo con información reciente de EL TIEMPO, se encuentra destruida en centenares de kilómetros de carreteras, y todo producto del devastador invierno que estamos viviendo, resultado del efecto climático denominado 'La Niña' y que ha dejado solo muerte y desolación en miles de hogares colombianos, en donde ya se reportan más de dos millones de damnificados, 289 personas heridas, 59 más desaparecidas, más de 448.000 familias desprotegidas y sin un lugar donde pasar la noche, y que se considera como el mayor desastre natural ocurrido en Colombia en los últimos años, que deja pérdidas aproximadas de 10 billones de pesos.

El Presidente de la República se encuentra estructurando su Plan de Desarrollo, para adaptarlo a la reconstrucción del país, y bien lo decía el Presidente de la Cámara Colombiana de la Infraestructura, que, si se piensa en reconstruir la infraestructura del país, que ahora sí se haga bien, con buenas especificaciones técnicas, modernas, en resumen, con unos adecuados estudios que planifiquen mejor el futuro del sector.

De todo lo anterior, veo con preocupación que se acerca la época preelectoral y justo en este momento le cae a Colombia este invierno tan inclemente, que ha obligado a todas la autoridades a declarar urgencias manifiestas para atender el desastre basándose en la causal de contratación directa, consagrada en los artículos 42 y 43 de la ley 80 de 1993; sin embargo, ¿será que están los organismos de control preparados para vigilar que los recursos que se ejecutarán directamente por parte de las autoridades nacionales y territoriales sí irán con destino a aliviar la emergencia o, por el contrario, será el campo propicio para financiar las campañas políticas de los futuros alcaldes y gobernadores?

Esto se escribió en 'El Espectador' el 12 de diciembre de 1999, con el título 'El 'top 78' de la corrupción estatal', donde se señalaba que "a través de la contratación administrativa en las entidades oficiales, en los últimos años están refundidos $ 1.39 billones... Los organismos de control tienen identificadas varias conductas clásicas en los procesos de contratación... La primera de ellas es la utilización de la figura de la urgencia manifiesta... Esta permite que se contraten bienes o servicios en las entidades de manera rápida y evitando la licitación pública". La pregunta obligada hoy es: ¿será que esta situación ha cambiado? Recordemos que el último reporte de Transparencia Internacional indica que cuatro billones de pesos se quedan en manos de corruptos. Lo contrario supone que hay un alto riesgo de que, a raíz de la disculpa del desastre que estamos viviendo, recursos de las declaratorias de urgencias sean desviados a otros fines; por lo tanto, le solicitamos a la Contraloría General de la Nación que diseñe una estrategia que permita colocar los controles necesarios para que esto no pase y que sirva de orientador a las contralorías departamentales y municipales, con el ojo vigilante del Auditor General de la República. Como primera medida, debería asumir el ejercicio del control de los actos de declaratoria de urgencia manifiesta, como lo dice la norma, quien ostente la calidad de Contralor, por cuanto se diseñó una segunda instancia, donde la primera se encuentra en cabeza del Secretario General, lo cual dilata el ejercicio de control y por eso encontramos fallos de control de legalidad que demandaron hasta 5 años.

* Docente en la materia de contratación estatal

martes, 4 de enero de 2011

10 años de la emisión Bibliotèque Medicis

Para mi ha significado mucho la emisión Bibliotèque Medicis. Su riqueza temática, su profundidad y la manera en que se abordan los temas caracterizan su existencia. Al cumplir 10 años, el equipo dirigido por Jean- Pierre Elkabach presentó un resumen de sus mejores emisiones. Los dejo con esta joya:

Columna de William Ospina: "Ciudades y sueños"

AL COMIENZO NADIE PARECE DARSE cuenta de que ese viejo bohemio ha empezado a tocar danzas húngaras en su acordeón, pero al poco tiempo ya las personas están siguiendo con el pie o con las manos en las rodillas el ritmo de la música. 

Una mujer mayor lo sigue con su pandereta, que después utilizará para recibir las monedas. Sólo hay trescientos músicos acreditados oficialmente cada año para tocar en los vagones y en los pasadizos del metro de París, pero eso es lo que hay en un sólo día en los sótanos de la ciudad. De modo que muchos transgreden la ley, y hacen bien: los policías casi siempre fingen no enterarse.

La música hace falta en medio del tumulto de los vagones. La gente va amodorrada en estos días en que amanece tan tarde, en que anochece tan temprano, y la multitud con el alma sombría sabe que el otoño está más frío que de costumbre, que ya viene el invierno, que en pocas semanas el mundo se volverá más triste.

Ayer, al llegar de Madrid, vimos los nubarrones grises que se cernían sobre el aeropuerto de Orly, y alguien dijo casi por travesura: “Parece que fuera a nevar”. ¿Nevar, en pleno noviembre? Una broma, claro. Pero el cielo no lo consideró así, y esta mañana empezó a nevar sobre Francia. Es verdad: en cada copo de nieve está Victor Hugo, en cada hoja que se desprende de los árboles está Verlaine, en cada farol está Gerard de Nerval, y en cada chimenea encendida está Paul Jean Toulet, el gran poeta francés que sólo leemos los latinoamericanos.

Cae la nieve sobre París en noviembre, y el alma se llena de canciones melancólicas de hace treinta años. Ahora los jóvenes no saben estar melancólicos. La melancolía, “la felicidad de estar triste”, como la llamaba Victor Hugo, ha sido cambiada por la depresión o por las adicciones que son típicas de esta época.

París, en cambio, sigue siendo París, y bajo la nieve se parece más a sí misma. El viejo músico del metro pasa de las danzas húngaras a los boleros. “Ya no estás más a mi lado, corazón, en el alma solo tengo soledad …” y los rostros se dulcifican en este abigarramiento de abrigos, chaquetas, gabanes, sombreros, casquetes y bufandas.

Mucho ha cambiado la ciudad. Yo nunca había visto una congestión semejante a ciertas horas en los túneles del metro y ante los pasillos eléctricos. Hay más inmigrantes que nunca, pero se los siente más incorporados a esta sociedad. Y París sigue con su fascinante manera de asilar al mundo, las músicas del mundo, los libros del mundo, los problemas del mundo.

Uno de los que más mencionan los diarios es el del tráfico de drogas. ¿No que era un problema latinoamericano? Aquí en los grandes centros de distribución de la droga se descubre que el consumo sigue creciendo y que los principales traficantes y vendedores son franceses. Ello nos obliga a entender que no hay sociedad inmunizada contra ese mal, aunque tal vez estará más cerca la solución cuando sociedades como la francesa empiecen a advertir el fracaso de la absurda guerra contra las drogas que se libra en el mundo desde hace unas décadas.

Por las calles vuelven a pasar las manifestaciones, en los suburbios sigue incubándose la inconformidad, en las mesas de café se debate interminablemente sobre Sarkozy, sobre Berlusconi, sobre la crisis de Irlanda o de Grecia, sobre la decadencia de Occidente. Pero es que todas las ya viejas verdades que llevamos décadas cantándoles en la cara a las supersiticiones de progreso de la sociedad occidental se han hecho carne y verbo y han ganado el premio Goncourt en la prosa de Michel Houellebecq, ese Baudelaire de Monoprix, ese cisne sombrío del tedio de las banlieus y del horror de la sociedad industrial.

Sí, Sarkozy quiere expulsar a los gitanos, Francia sigue preguntándose si prohibir las burkas y los velos, pero el viejo bohemio sigue tocando su acordeón en el metro, y un coro de recios hombres rusos llena con su voz los pasadizos subterraneos. Para nosotros, están rindiendo homenaje al viejo altivo y poderoso que hace cien años se dejó morir en una estación de trenes, en Rusia, bajo el sudario de la nieve.

Van a intentarlo, pero no podrán expulsar de Francia al mundo. Y no lo harán porque Francia no quiere. Basta leer a Flaubert, a Sartre, a Voltaire, para saber que aquí, en esta ciudad, más que en muchas otras, está el universo. En ningún lugar el viajero se siente más dueño de las cosas públicas, de los parques, de las estatuas, de los árboles, del río, de esas músicas que vuelan sobre nuestras cabezas y nos hacen creer en tiempos mejores.

Y con este frío, y con esta nieve de noviembre que todos corren a fotografiar si se tratara de un milagro, porque de verdad se trata de un milagro, París vuelve a ser lo que era hace ya muchos años.  No ni siquiera la ciudad que vivimos y padecimos en la adolescencia, es más bien la ciudad que soñábamos cuando éramos niños.
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lunes, 3 de enero de 2011

Gran Libro: El Cementerio de Praga de Umberto Eco

LIBROS - EL CEMENTERIO DE PRAGA En los últimos días del año 2010 terminé la última y apasionante novela de Umberto Eco "El cementerio de Praga"- Lumen/Futura, 2010. El libro de 587 páginas se estructura de la misma forma como Eco desarrolló el delicioso "Nombre de la Rosa" hace 30 años, es decir, a través de un diario escrito por un personaje ficticio. En esta ocasión su autor es el capitán Simone Simonini quien entre el año 1897 y 1898, escribe con la ayuda del  Abate Dalla Picola- el mismo Simonini merced a un trastorno de personalidad disociativa-, un relato que desarrolla y desenvuelve la trama.

El libro escrito de forma erudita por la fiabilidad del relato y de los personajes que en él participaron, salvo por el capitán Simonini, construcción de Eco para evocar esa panoplia de excéntricos y verídicos hechos que narra, permite al lector adentrarse de forma multitextual en dos aspectos que a mi juicio deben retenerse. 

En premier lugar, el relato pormenorizado de diversos hechos que marcaron la historia europea del Siglo XIX a través de su cotidianidad, de sus usos y códigos. De esa forma, se hace un verdadero viaje a través del proceso de independencia italiano liderado por Garibaldi, Cavour y el Rey Victor Emmanuel II. En igual sentido se recorre la Comuna de 1870, el affaire Dreyfus y las confabulaciones políticas tanto en el segundo imperio- Napoleón III-, como en el de la III República Francesa. Así mismo, nos recorre por un París ahíto de folletineros  como Dumas padre, Sue, el gran Victor Hugo y el triste escritor  Maurice Joly. Hasta Freud desfila en el relato.

En segundo término, el libro muestra la manera como se construyeron los Protocolos de sabios de Sión, documento apócrifo en cuya elaboración participó el capitán Simonini, debido a su rol de embaucador, engatusador, mercenario y estafador de alto vuelo. Este proceso de construcción de esta "presunta" conspiración universal del judaísmo llevó a Hitler en el "Mein Keimp" a utilizar los protocolos como fuente de la gran mentira judía. Eco, a través de Simonini nos lleva de la mano por la pluralidad de sectas en el París de finales del siglo XIX y de las cofradías masónicas, clericales y anticlericales que permitieron la existencia de este protocolo alrededor del pueblo judio. Simonini en su siniestro diario a dos voces, explica el origen de estos Protocolos en la ficticia reunión de los rabinos más prestigiosos en el cementerio de Praga, lugar desde donde se urdió la conspiración universal. Todos los grupos citados, más la Iglesia, algunos partidos políticos, gobernantes y ciertos grupos económicos fueron los vehículos  y engendradores del odio que utilizaron los orates del siglo XX en la exclusión, la eliminación individual y el genocidio como "forma de acción política"

En fin, un libro que más allá de enseñarnos las miserias del ser humano en el siglo XIX engendrador del nacionalismo, nos pone de presente la existencia de esos hombres en nuestro tiempo. Un  libro que nos recuerda que nada es lo que parece y que el porqué oculto e inextricable de las cosas esconde una gran parte  de la multiplicidad de verdades y mentiras que nos rodean.